Des nuits et des nuits, des jours et des jours, sombres à l’infini. Parfois de pâles lueurs qui ne réchauffent rien, inutiles clartés.

Trois lettres

Un an

Un an déjà. Ton souffle dans mon cou, ton rire dans mes cheveux, ta main dans la mienne. A jamais.

Un an seulement. A porter un masque. A donner de l’illusion. A répandre mille artifices, mille couleurs, mille mensonges. A dire: “je vais bien.” A dire: “la vie continue”. A dire: “il faut avancer.”

Et pourtant, trois cent soixante cinq jours, autant de nuits, les joues enfièvrées, mais arides. Pas seulement une larme pour iriguer un peu ces terres stériles.

Mais encore toujours, minute après minute, tenir. Serrer les poings. Retenir entre mes mains crispées toute la vie qui comme les grains de sable cherche à échapper à cette prison provisoire.

Essayer de vivre. Encore.D’y prendre goût. Mois après mois. Recommencer toujours. En dépit de l’echec, du découragement, de ma faim innassouvie. De ce que je le hais. Ce creux. Ce vide. Cette inutilité. Cet abscés. Cet absent.

Celui qui ne veut pas répondre.

Vide.

Would you know my name if I saw you in heaven ?

 Will you be the same if I saw you in heaven ?

 I must be strong and carry on

 ’cause I know I don’t belong here in heaven “