Vacances j'oublie tout... sauf les capotes !

Vacances j'oublie tout... sauf les capotes !

Enfin, faut vite le dire quand même. Non, parce que si je suis parfois une salope, c’est un peu à l’insu de mon plein gré comme dirait l’autre. J’y peux rien, ça doit être génétique.

C’est vrai, quand j’y pense: issue d’une famille à forte concentration féminine, les mâles ayant soit disparu pour acheter des cigarettes depuis 12 ans, soit ayant été exterminés, voire carrément pas invités à faire partie du cercle… Ne reste que les femelles. Et si je repense bien à tout ça, je crois bien qu’on est chaudasses de mères en filles. Un truc générationnel, un peu comme certains héritent d’un don musical, ou artistique. C’est mon don à moi: faire la salope. Mais c’est pas de ça dont je voulais parler au départ.

Je voulais vous dire, vous raconter, ce que j’ai fait l’été dernier. Vous savez quand il fait chaud, tout ça… Qu’on est en vacances… Que le soleil brille. Et ue les garçons sont faciles. Enfin, plus encore que d’habitude. Ca faisait une semaine que j’étais là. Hotel sympa, bouffe honnête, jolis garçons à foison. Mais pas encore une touche. J’ai bien tenté de chauffer le moniteur de ski nautique, mais d’un,j’avais pas trop envie de me crever et de manquer me noyer pour ses beaux yeux, de deux, je crois que si je m’étais prénommé Marcel et avait eu un poil de testostérone en plus, ça aurait pu donner… Mais là, nada.

Désesperate Lili, sur sa serviette de bain. Et puis, ce beau blond là. qui passe en me jetant un coup d’eil à peine discret. Gaulé. Joli. J’apprécie.

Echange de coups d’oeil. Sourires. Il s’approche. Me dragouille vaguement. Il est définitivement pas mal du tout. Me propose d’aller boire un verre ce soir. Ouais. Moi, pour un verre, c’est toujours ok, j’suis juste curieuse de voir ce qu’il pourrait proposer après. Rendez vous noté.

Je plonge dans mon livre. Bon, d’accord, c’était pour me donner un genre. Dans mon magazine. Public. Je me tiens au courant de l’actualité, moi. People d’accord. Mais c’est de l’actu quand même non? Ne jouons pas sur les mots. Un choc contre mon épaule. Du sable partout. Saloperie! Je me relève en vitesse, histoire de terrifier le gamin. Raté. En fait de gamin, c’est un grand type. Qui se trouve être mignon. J’efface bien vite ma moue agressive et la remplace par un sourire angélique. On échange quelques mots. Il est dans le même hotel. Il me propose un verre. Ce soir. Putain! Qu’est ce qu’ils ont tous ? Rien en une semaine et là deux le même jour ? C’est l’été ou quoi? Ben oui. Oh et puis merde, on est jeune qu’une fois. Je dis oui. Mais plus tard. Genre un vers 18 h , l’autre vers 22h… Après le diner… Je préfére.

Allez zou, pharmacie. Double prévision de capotes. C’est plus sûr. Une douche. Et c’est déjà l’heure du premier rendez vous. Qui finalement décide après un verre ou deux, de m’emmener sur la plage. Un romantique? Manquait plus que ça… Le sable c’est abrasif, et l’eau de mer ça irrite, on te l’a jamais dit? Ah Ah, mais non, l’est plus ingénieux que je croyais le garçon. Une barque. C’est sportif, mais intéressant. Il se débrouille pas mal, pour un apéritif. Mais c’est clair que ce sera jamais un menu entier. Putain, il est déjà 21 h ? Waw, le temps passe vite. Allez, je file. Tu veux mon numéro? Pas de problème, attends. (Evidemment, je donne pas le bon, faut pas déconner non plus).

Re-douche. Et hop hop hop. Garçon numéro deux. Qui lui est un pratique. Un pragmatique. On monte, dans sa chambre. Y a pas à dire, la barque c’est original, mais ça vaut pas le confort et la liberté de mouvement que donne un pieu, quand même. J’ai eu bien raison de placer celui là en fin de soirée. C’est beaucoup mieux. Je resterai même bien un petit moment.

Alors là, vous pensez: Lili est vraiment une salope, deux garçons en une soirée, à peine quelques heures d’écart entre les deux… C’est pas bien, ça.

Oui, mais… Si on fait une moyenne à la semaine, c’est pas

beaucoup. Et puis laisser passer des occasions pareilles, c’est gâcher,

non?

Crédits photos: ddancernc sur Flickr