A ma grande honte, je lis les journaux people. Vous savez que je ne lis pas que ça (ahem), et puis faute avouée… Ben faute avouée. Tout ça pour en venir aux faits: dès que j’attrape un de ces machins, je sais que j’en ai pour un bon quart d’heure, voire une bonne demi heure pour les plus consistants (oui, j’en lis plusieurs, mais je fais bien ce que je veux, parce que je suis un artiste contemporain et qu’en plus lecteur ingrat, si tu réfléchissais deux secondes au lieu de te marrer comme un baleineau sous exta, tu réaliserais que si en ce moment tu lis ce merveilleux article, c’est bien parce que mon cerveau brillant a trouvé de la matière à exploiter dans lesdits magazines… ha ha, t’as vu comme je retourne la situation à mon avantage ? Et au passage faudrait que j’arrête de faire des parenthèses plus longues que mes phrases principales mais comme dirait Vincent: Bonus= 300 points!).

Mais qu’est ce qui te fais  rire comme ça, me diras tu , héberlué… ? C’est très simple. Je me dis assez souvent que je suis assez barrée. Régulièrement. Encore plus quand j’ai des conversations surréalistes avec mon adorable Léo, ou quand je démontre de façon completement absurde que la frite est belge à un pauvre innocent qui n’en demandait pas tant. Pourtant, là, je suis sûre qu’il y a pire que moi. Oui oui. Parce que je me demande sinon comment ferait un journaliste de presse people pour tenir le coup.

Ca ne doit pas être facile comme boulot. Pensez donc aux trésors d’intelligence et d’adaptation qu’il faut… Vous vous demandez où je veux en venir? C’est simple. Pour qu’un mag people se vende, il faut une couv’ accrocheuse. Donc des titres un peu trash. On sait bien ça, nous ici sur Harry, où on est un peu les reines du titre râcoleur. Bon ok. Surtout moi. Mai je fais ce que je peux avec ce que j’ai. Revenons à nos moutons, les titres des mags donc… Plus c’est choc, plus vous aurez envie de lire.

Il va sans dire que  l’article n’a qu’un lointain rapport avec le titre. C’est ça qui est tordant. Parce que je ne me réjouis pas du malheur des autres (sauf si c’est un ex très méchant gniark gnark, ou alors une petasse que j’aime pas ), mais quand je lis: Jacques Chirac mordu par son meilleur ami, déjà je m’en pourlèche les babines.

On use d’une emphase à faire pâlir n’importe quel romantique à la noix, on fait durer le suspense (Bernadette a du s’interposer), on exagère à peine en utilisant un vocabulaire un peu too much (cette trahison de celui qui était le plus cher à son coeur, la blessure qui lui a plus meurtri l’âme que le corps)…

Tout ça pour en venir à la vraie info: c’est son bichon qui devient caractériel et qui l’a un peu mordu. Couché Sumo ! (il s’appele comme ça, quand je vous dit qu’on apprend des trucs essentiels). Et là où le journaliste est encore plus fortiche, c’est qu’il nous explique les raisons psychologiques qui ont pu conduire à un tel comportement… Trop fort le gars.

J’en ai pleuré.

*Nan, si t’as été attentif y a pas une once d’un début d’un millième d’évocation de sexe ici, c’était juste pour coller au thème râcoleur… ha ha!