Seras tu mon prince charmant ? Ah, non, tu baves, eurk!!!

Seras tu mon prince charmant ? Ah, non, tu baves, eurk!!!

Je sais, c’est un peu dur comme sentence. Mais que voulez vous que j’y fasse ? C’est comme ça. Les critères ont changé. L’homme n’a qu’a s’ adapter ou crever se résoudre à être dépassé.

Chers hommes, si vous n’arrivez pas à décrocher un sourire à la fille là en face de vous, oubliez. Toute tentative de séduction sera un échec. Parce que. Ne venez pas chouiner. Ca ne marche plus les hommes fragiles ou sensibles. Nous ce qu’on veut, c’est des mecs qui nous éclatent. Vous pouvez demander à n’importe quelle fille/ femme /individu de sexe féminin, à la question: Quelle serait pour vous la qualité essentielle qui ferait d’un homme votre idéal ? Elles répondent toutes ou presque (et moi la première), le rire. L’humour. Un mec drôle.

Ha ha, la belle affaire. nous voilà bien. Parce que finalement l’humour, c’est une notion très subjective. Ce qui fait se tordre en deux de rire une personne, ne fera parfois même pas naître l’ombre d’un sourire chez quelqu’un d’autre. Parce qu’on a toutes différentes sensibilités à l’humour, du plus trash au plus fin. Et que c’est presque aussi délicat de tomber sur quelqu’un qui a pile le même genre d’humour que vous que de choisir le bon modèle de jeans (les filles dans le lectorat savent de quoi je parle).

Avant, au bon vieux temps de l’homme préhistorique, la femme restait à la grotte (Manu, gueule pas, on sait que non, ils ne vivaient pas dans les grottes, mais ceci s’appele une licence poétique, et je fais bien ce que je veux… Reine, tu peux lui expliquer ? Merci !) , donc en ces temps béni où l’homme n’avait finalement pas grand chose d’autre à branler à faire que d’essayer de survivre, et accessoirement chasser du gibier pour se sustenter (j’adore ce mot ), les critères physiques étaient prioritaires. Larges épaules, résistance, endurance… L’avorton n’avait que peu de chance de se maquer.

 Mais les règles ont changés: désormais aller chercher deux entrecôtes chez le boucher s’avère moins sportif. Plus besoin de muscles en pagaille, il est même autorisé d’être membré comme un cable de frein (j’en connais des expressions à la con, moi, c’est hallucinant). Bien sûr, le physique impressionne toujours un peu, mais ça c’est pour une sombre histoire d’hormones, de désir inconscient de survie de l’espèce qui nous pousse à être attiré(es) par des hommes (ou des femmes) au patrimoine génétique complètant le notre… (je vais m’arrêter là, parce que c’est passionnant comme sujet, mais je risque de digresser sans fin, sur le thème: si je suis accro aux belles épaules et aux dos en forme de V , c’est pas ma faute, c’est mes gênes qui parlent inconsciemment). Revenons à nos moutons:

Mais pourquoi le rire est il devenu la valeur number one, le must have du sérial choppeur moderne ? Réfléchissons. Parce que peut être, la recherche d’un partenaire sexuel et/ou amoureux est certainement beaucoup plus basée sur l’hédonisme qu’auparavant. Parce que les femmes travaillent, ont pris leur indépendance, et qu’elles ne recherchent plus forcément à assurer un confort matériel (certaines encore si, mais elles ne l’avoueraient pas). Peut être aussi parce que dialogue et communication sont devenus les nouveaux ciments des couples. Il suffit d’ouvrir n’importe quel mag féminin pour lire des sujets comme “apprennez à décoder ses phrases”, “mieux communiquer pour mieux vivre son couple “, ” dialoguer c’est sexy”.

(Mouah ah ah : Chéri, tu n’oublieras pas d’aller chercher du papier toilettes, nous allons tomber à court-  Bien sûr mon coeur, j’aime quand tu me demandes des choses, ça me donne de l’importance dans notre couple – Oui, chéri, d’ailleurs j’apprécie ces moments de dialogue avec toi, où j’ai l’impression  de mieux percevoir ton approche identitaire de mâle , individu au sein d’une entité – Tu es merveilleuse, et cette conversation m’a fait le plus grand bien. Nous sommes un couple très communicant. Je prends du double épaisseur?)

Parce que le couple n’est plus vécu comme une série de contraintes et d’obligations diverses, mais comme un moyen d’unir des solitudes. Plus que des patrimoines. Et que tant qu’à faire, autant se marrer.

N’oublions pas un truc non plus: le rire, c’est peut être encore la seule valeur persistente en ces temps de criiiiiiiiiiise. Un truc simple ,qui ne s’achète pas. Et qui dure.

La pérennité de l’humour, pensez y. Parce que quand les premiers émois seront passés, quand le sexe ne sera plus forcément prioritaire, il y aura toujours le rire. Que sourire, voire avoir un fou rire, ça libère des endorphines (oui, ces machins qui vous font vous sentir bien presque sans raison, oh oh, mon dieu belge comme … comme … le sexe, mais c’est bien sûr) . Pour traverser les coups durs. Pour se tenir. Pour rester ensemble, malgré tout. Parce que c’est un lien formidable.

 

Donc, Prince Charmant des temps modernes, oublie le cheval blanc et les collants (veux tu lâcher ces leggings oui? ), et arme toi de drôlerie. Et de petites fossettes craquantes.

Heu… Attendez, on me dit à l’oreillette que : le Prince Charmant n’existe pas, que c’est juste une invention destinée à faire oublier les vergetures post grossesse et les machines de linge sale.

Arf. Monde cruel.

Crédits photos: Tracie Taylor Photography Sur Flickr