Samedi, c’est la Saint Valentin. Quoi? Vous n’êtes pas au courant ? J’vous crois pas une seconde, imposible d’y échapper, on ne voit que des petits coeurs, des offres spéciales offrez lui un WE inoubliable (et en promo) (parce que merde, faudrait pas pousser non plus ce grognard/cette grognasse nous coûte déjà assez cher le reste de l’année). Même les patissiers croient de bon goût de réaliser des créations toutes de roses et de rouge vétues. Moi ça me fait un peu douter, vu la couleur petante des machins, que ça se mange vraiment celà dit, mais bon, ceci est un autre problème.

La Saint Valentin, est bientôt là. Et ça casse les pieds à tout le monde: les célibs qui n’ont personne à qui offrir le fameux ours blanc immonde avec marqué je t’aime sur le ventre*, ou la merveilleuse montre de saint Valentin*, toute strassée de coeur, avec même les petites aiguilles en forme de flèches (les flèches de cupidon, ha ha)… C’est fou ça, même célib, on trouve encore le moyen de t’emmerder et de te culpabiliser parce que tu dépenses pas ton fric. D’ailleurs ami solo (non pas Yann, ni Bruno), écoute mon conseil: samedi, fais toi pèter un peu  de saumon fumé et une bouteille de chablis (oui, ne soyons pas radin, merde), tape toi devant une glace, et félicite toi. Toi au moins, tu devras pas faire semblant d’être content.

Et je vous parle pas des couples (enfin si ha ha, sinon mon article serait un peu court… c’est tout? dit la jeune mariée, déçue) : plusieurs cas de figure.

  • le jeune couple: jeune pas en âge, mais en établissement. Du genre qui fête toutes les semaines son anniversaire de rencontre, voyez le genre ? Bon, ceux là, ça les changera pas trop. Le coup de la rose rouge apportée avec les petits pains au chocolat* à mademoiselle qui traine encore au lit, ils connaissent. Et ça les amuse encore. Jusqu’au jour où la belle décidera que non, ça suffit, y en a marre d’être réveillée tous les samedis, et de se lever pour se faire mignonne avant qu’il n’arrive, puis de se recoucher, et que finalement, on se passerait très bien de roses. Et puis d’abord, si je veux des pains au chocolat j’irai les chercher moi même. Pourquoi tu m’en apportes toujours, tu veux que je grossisse? Que j’attrape un gros cul et que plus personne veuille de moi? Connard. Retourne chez ta mère. Bon d’accord t’y vis toujours, ben restes y. Paf c’est plié : rupture.
  • le couple qui se connait bien, mais toujours in love. Elle sait qu’il rève d’un nouveau jeu pour sa playstation, il croit qu’elle aimerait des dessous. Enfin. C’est ce qu’il croit. Parce que là où madame songe au plaisir de monsieur, monsieur pense surtout à la séance de strip/calins/rodéo sur canapé/ou tout ça à  la fois qu’il peut escompter. Ceci n’étant pas le plus grave. Par contre, s’il se trompe de taille, c’est rapé pour lui. Madame sera un peu décue, mais elle se consolera en jouant à la playstation. Ben oui, après tout, c’est pas si mal ce jeu de bagnoles *. Et monsieur se lamentera dans son coin sur son incompétence notoire en matière d’évaluation de taille de soutif. Evidemment, dans quelques années, et après 3-4 combos nuisette-string/guèpière-porte-jaretelles, madame qui est une fine mouche comprendra que tout ce qui me motive monsieur c’est quand même vachement sexuel, et que bah oui, il en veut qu’à son cul, et tu ne m’as jamais vraiment aimée, tu ne me donnes pas de la tendresse alors que moi je pense à ton bonheur, et puisque c’est comme ça, je signe les papiers du divorce, tu pourras garder le vase Ming de ta mère (qui est un faux en passant), mais je garde la bagnole. Et paf: rupture.
  • Le vieux couple: installés ensemble depuis des lustres, les Saint Valentins pour eux se résument à une équation simple: tu m’offres un truc, je t’offre un truc. Sinon, bah au pire on va au resto*.  Après tout, l’estomac trop plein, ça donne une bonne excuse pour ne pas passer à la casserole/faire des démonstrations de sautage du dessus de l’armoire (parce qu’après tout, on a passé l’âge de ces conneries)… . Sauf que, au bout d’un moment à force de prendre de bonnes habitudes vient un jour où on compte tellement sur l’autre qu’on ne fait plus rien soi même. Et qu’on se retrouve, le soir du 14, en train de se maquiller dans la salle de bain et demander innocemment: Tiens au fait on va où ? Bn j’en sais rien, tu me fais une surprise, non? Ah non,cette année c’était à ton tour d’inviter… Mais t’es vraiment un mufle, t’as oublié hein? Salaud. Puisque c’est comme ça, j’appele mes copines célibs et je sors. Et pendant ce temps là, fais moi le plaisir de faire tes valises parce que tu dégages. Et paf: rupture.

Donc, si on reprend les trois cas de figure précités, on se rend bien compte que la Saint Valentin c’est le mal. Que d’offrir un cadeau sur commande, c’est toujours la merde.

D’ailleurs c’est bien pour ça que s’il prenait l’envie à l’ Homme de me ramener quelque chose ce soir là, il se le prendrait dans la figure.

Parce que je suis pas romantique. Je suis hyper romantique en fait (oui c’est la loose, jettez moi des pierres). Et que les petites attentions comme ça pour rien, qui sortent de nulle part, ça aura toujours plus de prix que n’importe quel cadeau, fut ce un gros caillou (enfin, bon, le caillou, je prends quand même hein, avec un peu de chance, je le revends sur E.bay).

*tous les cadeaux sont estampillés vrais cadeaux recus dans ma vraie vie à moi.