L'homme de trois femmes... c'est crevant...

L'homme de trois femmes... c'est crevant...

Parfois j’ai des discussions tard, très tard avec mes copines. De quoi parle-t-on? Vous voudriez bien le savoir, hein… Je vais lever un coin du voile pour vous, parce que c’est dimanche, que j’ai un peu mal au crâne, et que je ne sais plus très bien ce que je dis écris après tout…

  Après avoir rigolé comme des folles, la fatigue commence à se faire sentir, et il est temps de se dire bonne nuit. Fais de beaux rêves est la formule consacrée. C’est là que ma cop me dit: j’y inviterai bien un beau mec, plutôt du genre… (alors là, cher public, je coupe volontairement la description du beau mec, parce que forcément ceux qui se sentiront concernés par le descriptif vont devenir tout foufous -moi moi, prems madame!- et ceux qui ne correspondront pas se sentiront tout vexés-pourquoi elles aiment pas les mecs comme moi, hein, qu’est ce que j’ ai fait à ces grognasses? – mais tout ce que je peux dire c’est que c’est plutôt pas petit, et plutôt pas blond… J’ai rien dit  en fait…). 

J’aquiesce. Je me ferai bien le même programme. Un canon qui peuple ma nuit, moi je veux bien, surtout si c’est pour faire des choses sales des trucs qu’on peut pas raconter ici parce que c’est un putain de blog familial.

Donc, elle me décrit par le menu le mec (miam miam), et me donne même un exemple ... (remplacer par n’importe quel chanteur/acteur/joueur de banjo/livreur de pizas/beau gosse de votre connaissance). Et c’est là que le drame se noue.

On a en tête le même mec. Comment faire? On peut pas le couper en deux, et évidemment ni l’une ni l’autre ne veut lâcher le bout de gras le morceau (rho, ça fait très homme-objet ces expressions, bah oui, tant pis hein).

C’est alors, qu’illumination subite (parce que oui, c’est proprement incroyable le nombre d’idées brillantes qui sortent de la tête de deux filles qui discutent): on se propose de partager.

Elle le prend de 23h30 à 23h 45 ( un quickie, vite fait bien fait, et après on dort, parce que j’ai du sommeil à ratrapper). Moi de 2 à 4 (j’suis une gourmande et alors? Moi aussi j’suis un artiste contemporain).

Le concept (hénaurme) de la garde onirique alternée est né.

Le plus beau de l’histoire, c’est que le matin suivant, en discutant avec une autre de mes copines (quoi? ça étonne quelqu’un que j’en aie plus qu’une?  Je vous emmerde, c’est clair?), elle me raconte qu’elle a fait un très beau rêve, très agréable avec…. avec….

Le même mec que celui dont on a parlé le soir d’avant. Quand je me récrimine (mais non c’est pas possible, il était avec elle de 23H30 à 23 h 45, et avec moi de 2 à 4), elle me lâche: ben oui, justement, moi il est venu de 5 à 6 … Juste pour un cunni d’ailleurs (d’enfer, hein, c’est pas le problème, mais il devait être crevé).

Parce que c’est ça qui est bien dans le concept, chacun choisit ses horaires en fonction de son rythme. Et tout le monde est content.

Enfin, j’ai quand même une pensée émue pour le pauvre garçon, exploité sexuellement toute la nuit. Il a du se réveiller crevé. Et se demander pourquoi… Ha Ha.

Crédits photos: Skip Staheli sur Flickr