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Un geste, comme les autres, les milliers de gestes qui ont précédés, tout au long des matins somnambules. Appuyer sur le bouton, apercevoir le clignotement familier, rassurant. Attendre quelques dizaines de secondes, puis placer avec habitude le demi cylindre,…. Elle a fait ça chaque matin depuis… Elle ne sait plus combien de temps au juste. Des jours, des semaines, des mois, peut être des années. Elle ne sait pas, ne sait plus. A force de répétition, elle a perdu le fil du temps. Le fil de ses idées. Il y a du y avoir une première fois, mais quand? Read the rest of this entry »

Je n’ai pas exactement tout compris. Ou plutôt, si, j’ai trop bien compris. Pourquoi il a hurlé. Pourquoi cette gifle. Pourquoi ses doigts imprimés en carmin sur ma joue. C’est avec ses mots qu’il m’a fait le plus mal pourtant. Des mots… Cinglants. Efficaces. Durs.

Des mots qui me redressent, me remettent en son pouvoir, à nouveau. Des mots qui m’annihilent. Des mots qui voudraient m’empêcher de penser, de dire. Des mots qui ne me ressemblent pas, mais auxquels pourtant je m’identifie. Read the rest of this entry »

Le réveil indique 5h45. Beaucoup trop tôt encore une fois. Dehors, un vent coléreux souffle. Impossible de rester encore dans ce lit. Pour quoi faire? Tenter de me rendormir? Ca ne marchera pas. Je le sais, je le sens. Trop de choses en tête, trop d’histoires qui se chevauchent, trop de mots que je n’ai pas dit. Parce que c’est compliqué. Je n’arrive pas déjà à les coucher noir sur blanc, distinctement. Je n’arrive pas à dessiner de façon claire la situation. Tout se joue dans un brouillard gris, par traits irréguliers, pointillés. Du crayon gras en halo diffus, frotté avec la pulpe du pouce sur la feuille. Rien de net. Read the rest of this entry »

Les yeux grands ouverts , toutes lumières éteintes. Elle se dit qu’elle n’aurait pas du. Ca fait maintenant six heures et quarante trois minutes qu’elle a reçu son texto. Six mille cent quatre-vingt secondes que son coeur s’est arrêté de battre. Trois seulement. Il signe la fin de l’histoire  avec trois putain de mots. Quelle ironie. Trois mots pour un début, trois mots pour une fin.

C’est si simple. Je t’aime. Je te quitte. Et entre les deux, du temps volé. Des bribes, en pointillé. Un gâchis. Parce qu’elle y croyait vraiment. Elle avait laissé de côté son armure de rejet, de peur de s’engager, elle avait laissé s’effriter le masque. Elle s’était mise à nu pour lui. Ses bras étaient ses seules frontières, ses mots sa seule croyance. Read the rest of this entry »

Blood

Blood

Voici la fin du dernier texte:

Alors, il monte. Il n’a plus qu’à attendre. Combien de temps ? C’est fluctuant. Ça dépend du Terrifiant. Si ses goûts sont satisfaits, il peut faire durer le jeu un moment. Mais l’Erreur a l’habitude. Alors il planque dans sa chambre des réserves, pour le cas où.

L’Ours dit : ” Encore une. “

L’Erreur dit : ” Oui, je sais… “

L’Ours dit : ” Patience “   “

Pour le début de l’histoire, c’est là, , là, et

Il ne peut pas s’en empêcher.

Coller l’oreille contre le parquet. Il entend la femme. Il l’entend rire. Puis des pas titubants. Il imagine le Doux à présent, passer son bras autour de son épaule. Se pencher vers elle. Poser ses lèvres sur la bouche satinée. L’embrasser. Caresser ses cheveux. Puis l’entrainer vers la chambre. Il entend les bruits. Les talons qui claquent dans l’escalier, le sommier qui grince sous le poids de deux corps.
Il connaît la suite. Ce qui va se passer après. Quand le Doux en aura fini, il descendra à la cuisine. Se servira un verre, puis deux, puis … Il retrouvera le Terrifiant. Et ce sera à son tour de jouer. La femme sera endormie. Souffle calme, respiration régulière.

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Le début de l’histoire, c’est par là , puis là, et encore ici:

Voici la fin du dernier texte:

(…) Ca semble aller. Il en a au moins pour une heure de tranquillité. Alors il monte. Près de l’ Ours.

L’Ours dit : “Tu as voulu mettre le feu, n’est ce pas ? Tu as eu raison, de ne pas le faire, il n’aurait pas assez souffert, mais approche… j’ai une idée …

Crier

Crier

L’Erreur garde ce sourire sur les lèvres depuis les mots de l’Ours, l’autre jour.

Il ne peut pas vraiment l’effacer. Heureusement, le Terrifiant n’est plus réapparu depuis quelques jours.L’Erreur et le Doux vivent des moments tranquilles. Ils dînent tous les deux, regardent des films, passent des après midi à chantonner et à cuire des gâteaux. Read the rest of this entry »

Le début de l’histoire est là, voici la fin du premier texte…

(…) Mais il est là. dans sa chambre. Avec l’Ours. 

L’Ours dit:” tu ne dois pas avoir peur. Je suis là. “

Alors il pleure, il laisse couler le long de ses joues. Des rivières entières.

L’Ours dit: ” Un jour, quand ce sera le moment, tu te vengeras. “

Alors il se relève. Essuie ses larmes. Ravale. Et il prend une arme. Son arme.  Un crayon.

2121341410_3eab71e6d8_mSes doigts autour du crayon. C’est son caducée. L’ Erreur s’y accroche. Il visualise. Enfoncer la pointe tranchante dans l’orbite du Terrifiant, appréhender la molle résistance de l’oeil, tourner. Voir le sang. L’enfoncer un peu plus. Encore. Les coins de ses lèvres se redressent.

L’ Ours dit:c’est toi qui a le pouvoir, pas lui. Vas y, c’est avec ça que tu lui feras le plus mal”.

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3058719436_378b51540a_mIl le serre fort contre lui. L’Ours. Il lui manque une oreille. Il est rapé un peu. Mais peu lui importe. C’est contre son ventre mou qu’il etouffe ses larmes. Qu’il les essuie, rageusement. Le sanglot qui s’étrangle dans sa gorge. Encore une fois, le Terrifiant a levé la main. Du haut de son double mètre, il l’a abbatue. Encore une fois, il a eu mal. Plus au coeur qu’au corps. Car il hait le Terrifiant. Mais il sait que derrière ce masque là, il y aussi le Doux. Qu’il suffit de quelques goutttes de plus pour faire apparaitre le Terrifiant.

Seul, face au miroir, ses grands yeux vides, sa joue bleuie, les veines de son front qui ressortent un peu. Mais sa bouche qui se crispe, son poing qui se serre. Un jour, il le chassera. Un jour il sera plus fort que lui. Un jour, … En attendant, il esquive. Comme il peut. Read the rest of this entry »

Textes de la même inspiration,  là   et  

 

La nuit, je mens

La nuit, je mens

03h35. Je ne dors pas. Je ne dors plus beaucoup en ce moment. Mais ça ne me dérange pas, ça me laisse du temps. Beaucoup de temps. Alors je dessine. Dans le petit cahier à spirale qui est cloné d’année en année. Depuis si longtemps. Je le choisis toujours de la même couleur. Et ainsi, j’ ai une multitude de carnets, tous identiques, mais tous différents, noircis de mes personnages. Ceux qui me traversent la nuit, ceux que j’aimerais retenir mais qui s’enfuient, immatériels, ceux qui me hantent, ceux que j’envie. Une galerie de portraits tous dissemblables et pourtant formé d’un seul visage.

Le mien, polymorphe à l’infini. En posant mon crayon sur la feuille, en grossissant un trait, en maquillant un détail, en affinant un tracé, je sais qu’il n’y a que moi derrière . Toujours. Read the rest of this entry »

Je suis un con.2835805448_2b29bd684e_m

Un gros con. J’ai rien vu venir. Enfin,si, j’ai senti qu’il y avait bien un truc qui se tramait mais bon, j’ai fait celui qui ne voulait rien savoir, rien entendre. De ses silences, de son rire qu’elle ne partageait plus avec moi. Des réponses de plus en plus évasives à des questions simples.

J’ai laissé faire. De toute manière, qu’aurai je pu tenter? Peut être que ça n’aurait rien changé. Probablement. Sûrement. Que cette semaine avec elle, à enfin dormir dans ses bras toutes les nuits, à enfin caresser sa peau à l’envi, à sentir son coeur battre tout près du mien…Que ces jours que j’avais tant espéré… Pouvoir être ensemble… Tout ça n’aura été qu’un accélérateur pour elle, pour nous.

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Presqu'oscarisés...

  • Aucun

Twiiiiiiit à St Tropez ou ailleurs)

  • Ha. C'est Noël. Pourquoi je fais un boulot de contact alors que je hais les gens ? 3 days ago
  • Forme un rocker 2 weeks ago
  • @voldemag .... OILA; comme ça le monde entier saura que j'ai pas de culture 2 weeks ago
  • Le twix est au snacking ce quobispo est a la chanson francaise. Un truc qui colle aux dents et sincruste 2 weeks ago
  • Le twix est ai snacking ce que obispo est a la chanson francaise. Un truc qui colle aux dents et dont il 2 weeks ago