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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un problème avec les “filles”. Très solitaire toute gamine, préférant la compagnie des bouquins à celles des humains, alors que des clans rose paillettes se formaient de toutes parts, je m’isolai, sous un banc, dans le réfectoire, dans le bus, en marchant. Les livres me faisaient grandir, pleurer, rire. Et je me méfiais comme la peste des filles. De celles qui vous tirent les cheveux, ne comprennent pas que vous vous intéressiez plutôt à des auteurs (morts la plupart du temps) qu’à la dernière façon de porter du gloss (brillant? à paillettes?, irisé?).
Ca fait des heures qu’on discute en chuchotant, toutes les deux. Des heures dans une semi obscurité. Dans cette chambre, le temps a couru plus vite. On est presqu’adultes déjà. Un pays étranger, un peu magique, plein de légendes, les sons gutturaux d’une langue inconnue, et puis cet endroit. Où on nous a amenées pour nous montrer la beauté des paysages suédois. Comment décrire? Un ensemble de petis chalets, disséminés le long de l’eau. Une sorte d’île parmi les îles. Un endroit encore sauvage, pleins de brumes et de mystère. Pourtant acceuillant.
Comme le pays tout entier, froid au premier abord, glacial même. Et puis quand on prend le temps d’arpenter les rues de Gamla Stan, quand on se perd dans les méandres de la vieille ville, quand on visite le Vasa, on sait. Et on est conquis. Par la culture, la gentillesse, la beauté des lieux … On se laisse griser par le froid, on tend son visage vers l’avant pour sentir la morsure du vent sur ses joues. C’est juste beau et simple.
Ca nous a traversé comme une évidence. Découvrir la Suède, les paysages presque vierges, c’est aussi entrevoir ce que sera notre vie bientôt. Ce qu’on voudrait en faire. Ce qui en sera. Faire quelque chose, pour figer cet instant. Pour qu’on se rappele des émotions qui là nous inondent. Etre à la fois terriblement adultes et pleinement adolescentes. En quelques mots, et quelques sourires, l’histoire est réglée. On sait. Read the rest of this entry »
“Non, toi t’as pas le droit de tremper ton biscuit.”
(Je prends le café avec le monstre et l’ Homme. En mangeant des spéculoos. Que je trempe dans le café -ça se mange comme ça, c’est tout-et le monstre, pris d’une envie subite, profite de ma tasse pour y plonger aussi ses biscuits. C’est alors que l’ Homme s’approche dangereusement de ma tasse et …)
Ca fait un peu tragique comme titre, mais c’est la réalité. J’ai failli mourir. Enfin presque. Tout ça à cause d’un fichu mal de crâne. J’ai sûrement du travailler trop sérieusement, du coup mon cerveau se venge, et fait des noeuds. Bref. En milieu de soirée, commençant à en avoir gros sur le poiton, je décide, après moultes discussions entre moi et moi même , de prendre un médoc. J’aime pas bien ça, mais quand il faut… Il faut. Direction l’armoire à pharmacie. Enfer et damnation (de poiton), plus un seul cacheton pour la tête. Le monde entier m’en veut. Enfin non, c’est surtout moi qui suis quiche de ne pas en avoir racheté quand j’ai pris le dernier de la boite. Bref. Je m’apprête à serrer les dents et souffrir en silence, quand, illumination! Read the rest of this entry »
Vous permettez que je pousse un petit coup de gueule ? Bon, de toutes façons vous n’avez pas le choix. Je suis chez moi, je fais bien ce que je veux, et ceux qui n’ont pas envie de me lire, ils peuvent toujours faire demi tour, il est encore temps.
Ecrire, c’est un truc viscéral chez moi. J’adore. Ca m’est presque aussi nécessaire que l’air que je respire, et ça me procure des joies intenses. C’est parfois (dans certaines conditions, quand j’ai la sensation d’avoir réussi à écrire un truc intelligent, ou simplement beau) presque meilleur que le sexe. Parfaitement, je prends mon pied à aligner des mots, à écrire dans une sorte de fièvre, à faire courir mes doigts sur le clavier. Parce qu’au delà de l’harmonie des mots, des histoires que je raconte, c’est un défouloir parfait. Un exutoire souvent. Une échappatoire parfois. Read the rest of this entry »
“Quand vous souriez, vous avez des yeux effervescents “
C’est à moi que tu parles ? Ah ben oui, il y a personne derrière moi…Nom de dieu belge, je serai une sorte de Dafalgan géant ? (L’histoire ne dit pas si je contiens de la codéine).
A ma grande honte, je lis les journaux people. Vous savez que je ne lis pas que ça (ahem), et puis faute avouée… Ben faute avouée. Tout ça pour en venir aux faits: dès que j’attrape un de ces machins, je sais que j’en ai pour un bon quart d’heure, voire une bonne demi heure pour les plus consistants (oui, j’en lis plusieurs, mais je fais bien ce que je veux, parce que je suis un artiste contemporain et qu’en plus lecteur ingrat, si tu réfléchissais deux secondes au lieu de te marrer comme un baleineau sous exta, tu réaliserais que si en ce moment tu lis ce merveilleux article, c’est bien parce que mon cerveau brillant a trouvé de la matière à exploiter dans lesdits magazines… ha ha, t’as vu comme je retourne la situation à mon avantage ? Et au passage faudrait que j’arrête de faire des parenthèses plus longues que mes phrases principales mais comme dirait Vincent: Bonus= 300 points!). Read the rest of this entry »
Parce que je suis un poil énervée aujourd’hui, et que personne veut me laisser mourir en paix, même momentanément, autant dire du mal, ça me défoulera. Et tant pis pour le monde. Je serai gentille un autre jour. Alors, en toute mauvaise foi, des trucs qui m’énervent:
Les chaussettes. J’ai un sacré problème avec les chaussettes. Quand elles ne trainent pas un peu partout, et spécialement à des endroits où elles n’ont rien à faire, elles ont l’impudence de se désolidariser. Les petasses. Genre, vous les mettez toutes par paires, mais désunies sinon ça lave pas bien dans la machine à laver. Et paf, à la sortie, ça ne manque jamais. Imposible de reformer les couples. Alors soit ma machine à laver est hantée, ou chaussettophage (et ce crétin de vendeur m’avait pas prévenue… Remboursez!!!), ou il y a une sorte de triangle des Bermudes derrière le hublot. C’est mystérieux. Et qu’est ce que ça m’éneeeeeeeeeeeeeeeeeeeerve.
Ensuite, j’adore m’acheter de nouvelles chaussures. Mais pourquoi elles font toujours mal aux pieds au début. Et surtout, pourquoi est ce que j’éprouve le besoin irrépressible de les porter direct une journée complète le premier jour. Et de devoir cacher ma douleur, parce que tout de même, j’ai ma fierté. Mais que manque de pot, lui il sait. Que j’ai mal à en pleurer, mais que je dirai rien. Et il se marre. Et ça m’éneeeeeeeeeeeeeeeeeerve. Read the rest of this entry »
Il y a juste des moments comme ça, parfaits. Comme des bulles. Un peu brillants, un peu éphémères. Qui s’envolent quand on veut les saisir.
L’odeur du premier café du matin, les narines chatouillées par l’arôme grillé. Savoir que la journée va commencer, mais qu’on est encore au calme.
Un petit mot, un regard, qui vous font vous sentir belle.
Le calin magique d’un petit ange, qui a vu que vous n’étiez pas bien, et qui pense vous guérir en vous serrant très fort. Et qui vous fait monter les larmes aux yeux.
La satisfaction de faire quelque chose pour quoi vous êtes faite, vraiment. Un truc dont vous réviez, maisque vous n’assumiez pas. Et que là, vous réalisez. Enfin. Read the rest of this entry »
- Faire plus d’un mètre 80. Je suis désolée, mais en dessous, c’est vraiment pas possible. Et oui, la taille compte. Bon, d’accord, pas pour tout le monde. Mais au moins pour moi. Et je fais ce que je veux car…(vous connaissez la suite).
- Ne pas avoir une mère envahissante. Parce que belle -maman à un moment ou à un autre, elle fait toujours un peu chier. Alors autant qu’elle habite loin. Et n’aie pas le téléphone.
- Avoir un sens de l’humour à toutes épreuves. Et compatible. Parce qu c’est nettement moins fun d’expliquer ses vannes. Et que ça sauve des situations les plus pourries.
- Avoir un beau sourire. Bah oui, c’est un corolaire du précédent. Si on le fait rire, autant que ce soit agréable à regarder. Et un joli sourire, ça donne envie de le voir apparaitre, non? Read the rest of this entry »


Papote: quelqu'un veut du café ?