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Vous permettez que je pousse un petit coup de gueule ? Bon, de toutes façons vous n’avez pas le choix. Je suis chez moi, je fais bien ce que je veux, et ceux qui n’ont pas envie de me lire, ils peuvent toujours faire demi tour, il est encore temps.
Ecrire, c’est un truc viscéral chez moi. J’adore. Ca m’est presque aussi nécessaire que l’air que je respire, et ça me procure des joies intenses. C’est parfois (dans certaines conditions, quand j’ai la sensation d’avoir réussi à écrire un truc intelligent, ou simplement beau) presque meilleur que le sexe. Parfaitement, je prends mon pied à aligner des mots, à écrire dans une sorte de fièvre, à faire courir mes doigts sur le clavier. Parce qu’au delà de l’harmonie des mots, des histoires que je raconte, c’est un défouloir parfait. Un exutoire souvent. Une échappatoire parfois. Read the rest of this entry »
Y a des jours comme ça, où le texte d’une chanson colle pile à l’état d’esprit que l’on a. Gorge nouée, serrée, puis on se laisse aller, emporter par les mots, l’illusion l’espace d’un instant que l’on est comprise, admise dans une réalité qui nous englobe. Musique et sentiments mêlés, pendant les minutes que dure la chanson, on est happés. Plus rien n’existe, juste le fait de se laisser submerger, pour une fois. De laisser transparaitre une certaine faiblesse. De se l’avouer.
De laisser la boule que l’on a là, au creux du ventre exploser… et enfin, évacuer. Savoir que les mots qu’on aurait aimé dire, le sont déjà par d’autres.
Ecrire. Toujours. Peu importe le lieu, l’heure, le support. Ecrire est un besoin, une nécessité. Coucher sur les papier des mots, les aligner, y mettre du sens, une manière de m’approprier le temps, de le ralentir, de retenir des émotions fugaces,de les voir se matérialiser sur papier ou sur un écran d’ordinateur. C’est devenu addictif, au point que je n’arrive plus à m’en passer. Ce désir impérieux de prendre la plume, ou de caresser le clavier, petit à petit s’est imposé à moi. Et tous les jours, j’y souscris. Tous les jours, je m’y attelle. Tous les jours j’y prends plaisir. Tous les jours, les émotions sortent du bout de mes doigts, comme autant de larmes que mes yeux ne feront pas couler.

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