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Cette fois ci, c’est bel et bien la fin. Alors j’en profite pour remercier Le Mal. Chou, ça a été un plaisir d’écrire avec toi, même si c’était un sujet pas évident. A tous ceux qui ont suivi la série, et qui ont parfois commenté, merci. Puis à diverses sources d’inspiration qui se reconnaitront. Voilà. Si le coeur vous en dit, pour relire tous les textes, il suffit de retourner sur la Catégorie Sand et le Mal, ils y sont tous.
Bonjour toi,
Je sais, tu ne vas peut être pas aimer ces mots là, mais je les tourne et retourne dans ma tête depuis un moment déjà. J’ai beaucoup de mal à les voir là, écrits noir sur blanc, mais il faut qu’ils le soient. C’est beaucoup plus difficile encore que je ne l’aurai cru. Parce que ne veux ni te faire de mal, ni te faire de la peine. Je voudrait que tout le monde soit épargné dans cette histoire, mais on est allés beaucoup trop loin pour que ce soit le cas. Depuis le départ, je mens. A celui qui partage ma vie, à toi, moi. Et je ne peux plus le supporter. Ces quelques jours d’éloignement, pour durs à vivre qu’ils ont été, m’ont fait prendre conscience de mon addiction. Et de mon implication dans cette relation, bien plus profonde que je ne voulais bien me l’avouer. Parce que tu m’a été extremement bénéfique, à un point dont tu ne peux pas te douter sûrement. Tu es arrivé au moment où j’en avais besoin. De confiance, de désir. Read the rest of this entry »
” Salut toi,
Juste pour te dire, cette nuit avec toi a été vraiment … Enfin, tu le sais aussi bien que moi. Je ne vais pas risquer d’employer des mots qui seraient en dessous de la réalité. J’aime quand tu te livres à moi, comme ça. J’aime te sentir palpiter sous mes doigts. J’aime te faire jouir.
Mais je vais devoir délaisser ton corps, tes seins, tes fesses un moment. Je pars une semaine. Je ne pourrai pas te joindre. Je ne serai pas seul.
Profites-en , amuse toi. Et on se retrouvera à mon retour.
A bientôt. “
Je ne devrai pas. Mais j’en ai les larmes aux yeux. “Je ne serai pas seul”: ces cinq mots , les cinq doigts de la gifle que je viens de recevoir. Bien sûr, on ne s’était rien promis. Evidemment, on n’a jamais parlé d’exclusivité, ou de quoi que ce soit du style. On n’a même pas une vraie relation. La complicité qui nous lie est due à la proximité de nos corps plus qu’à celle de nos esprits. Mais ça me fait mal quand même. Read the rest of this entry »
Plonger. La tête sous l’eau. Retenir mon souffle. Le bourdonnement dans mes oreilles. La sensation de l’eau, partout. A la fois réconfortante, et adversaire. Berceuse. Laisser aller. Se sentir partir.
Puis dans un jaillissement, revenir au monde. Sortir la tête de l’eau. Ecarquiller les yeux, sur ce qu’on a fait. Sur ce qu’on aurait pu faire. Sur ce qui aurait du peut être. Ne pas même avoir le courage d’en finir.
Parce que c’est trop. Plus que je ne peux le supporter. Parce que cette nuit avec lui, la première qu’on a passé ensemble, m’a vidé de moi. Read the rest of this entry »
Il est là. Assis dans le noir. A m’attendre. Depuis combien de temps, je n’en sais rien. Mais je pressens que cette attente dans l’obscurité ne va rien donner de bon.
- « t’étais où ? «
- « Bonsoir, comment tu vas ? Ca fait plaisir de rentrer et d’être vraiment accueillie, merde… Ou j’étais ? «
- « Oui, réponds… et ne me ment pas, s’il te plait.Respecte-toi un peu.”
- « J’étais avec mes copines, tu le sais. On devait prendre un verre, et on n’a pas vu l’heure passer. C’est tout. »
- « Tu en es sûre ? »
- « Mais enfin, qu’est ce qui te prends ? Tu te sens bien, là ? Tu me fais quoi ? t’as envie de jouer aux interrogatoires ? Si c’est pour te retrouver de cette humeur là quand je rentre… Je monte me coucher, tu viens ? »
- « Pas tout de suite, non »
Je me glisse sous les draps. Glacés. Il sait. Il n’a rien dit, mais je suis sûre qu’il sait. Et je l’ai regardé droit dans les yeux. Et je lui ai menti. J’ai planté mon regard dans le sien. Et j’ai nié.
J’aurai pu, il vient de me donner l’occasion que j’attendais. Mais je n’ai pas eu le courage, même de dire simplement : » J’étais avec mon amant. »
Et c’était bon. Intense. Comme toujours. Et je suis sortie de ses bras épuisée. Comme jamais ça ne m’est arrivé avec toi. Et quand il est là, je suis en vie. Et quand je suis avec toi, je cesse de respirer. Tu me prends tout mon air. Tu ne me laisses rien. Je ne suis qu’une coquille vide avec toi. Avec lui, je vibre. Avec toi, je suis immobile.
Il faut que je prenne une décision, au plus vite. Avant de me dédoubler complètement. Avant de devenir dingue.
Soit je coupe court, tout de suite. Et j’en crève.
Soit je pars. Et j’en crève.
Ni l’un ni l’autre ne sera facile. Parce qu’au-delà de ce que je ressens, il y a ce poids mort. Que je dois décider d’abandonner ou de conserver.
Le voilà. Il se glisse à son tour dans le lit. Prend toutes les précautions du monde pour ne pas me toucher. On dirait que le simple contact de ma peau le répugne. Il sait forcément. Comment ? Ce n’est pas ça l’important. Mais ces minutes dans le noir, qui ne passent pas. Le silence douloureux. Les longs cris muets. Les hurlements sans un son qui franchissent nos lèvres.
C’est pire qu’un échange de mots. Pire qu’une dispute.
C’est inouï de violence.
Je vais rester là. Encore. Toute la nuit, à attendre. Le lever du soleil. A côté de lui, et pourtant à mille kilomètres.
Demain.
Demain, je serai une autre. Plus courageuse, plus forte. Je lui dirai tout. Je partirai.
Demain, je serai aimée. Vraiment. Dans ces bras que je veux plus que tout.
Demain, j’oserai lui dire à cet Autre, que je l’aime. Indiciblement.
Demain, plus rien de mal ne m’arrivera.
Demain, personne ne souffrira.
Demain, j’aurai le monde devant moi.
Demain, je serai heureuse.
Demain, je serai complète.
Demain, c’est une autre histoire qui commencera. Belle et simple.
Demain je ne mentirai plus.
Demain…
Et si demain ne venait pas ?
Ouf ! Enfin, je n’en sais trop rien finalement. Quelque part un peu déçue, mais en même temps soulagée. Parce que je n’ose imaginer si jamais…. Si ça avait été…
Fausse alerte. Je sors de la salle de bains, vais me faire un café. Il ne doit rien savoir. Même si ça n’a rien donné. Je n’aime autant pas qu’il sache, qu’il pose des questions. Alors ce test disparaitra aussi soudainement et subrepticement qu’il est arrivé. Parce que lui n’aurait pas compris. Mes états d’âme. Mes questionnements.
Parce que j’ai beau me dire que c’est derrière moi maintenant, je joue encore à mon jeu favori.
Le « et si ? ». Read the rest of this entry »
Parce que j’avais encore des choses à écrire, je continue en solo. Pour ceux qui n’ont pas suivi, on retourne gentiment sur la catégorie Sand et le Mal, et on obtient tous les textes.
Il faut que je le voie.
Il faut que je l’aie.
Il faut que je cesse de penser à lui.
Il faut que j’arrête.
Il faut que je pense à tout ce que je pourrai perdre.
Il faut que je rompe.
Il faut que je lui dise.Il m’obsède.
Hier, on a discuté. Fait inédit. Et il est intelligent, sensible, plus drôle que je ne l’aurai cru. Et c’est dangereux. Parce que non content d’être un très bon coup, un super amant, attentif à mon plaisir autant qu’au sien, il se révèle être un garçon adorable. Touchant. De ceux dont je serai probablement tombée amoureuse en d’autres circonstances. Read the rest of this entry »
Parce que j’avais encore des choses à écrire, je continue en solo. Pour ceux qui n’ont pas suivi, on retourne gentiment sur la catégorie Sand et le Mal, et on obtient tous les textes.
Je compense comme je peux. Je donne le change. Je joue à l’épouse parfaite. Je connais ce rôle sur le bout des doigts. Je suis là. Je fais, je construis, je malaxe, ma vie entre mes doigts. Qui n’a plus vraiment de sens. Ni d’ambition. Je suis juste là, à attendre dieu sait quoi.
Comme quand j’étais gamine, j’attendais de tomber malade, gravement. Un truc incurable, où forcément on ne me laisserait que très peu de jours à vivre. Je serai courageuse. Les gens autour de moi pleureraient, mais je ne verserai pas une larme. J’attendrai la mort, calmement, avec dignité. Simplement jouissant de me savoir au centre de l’attention. De nourrir le psychodrame. D’être le personnage central de ma théâtralité, plutôt que d’être une constante figurante. Je rêvais à des scènes abominables, faisant mes adieux sur un lit blanc. Tout, plutôt que de rester encore à ce point transparente.
C’est un comble. Je n’ai jamais eu autant de bras à disposition, pourtant, je ne me suis jamais sentie si seule, si peu aimée. Je me demande si un jour je me satisferai d’une relation, quelle qu’elle soie. Si je n’ai pas tendance à en vouloir toujours plus. Trop. Si un être serait capable de m’aimer comme je le voudrais.
Moi, en tous cas, j’ai du mal. A aimer. A me l’autoriser.
Et si je me jette à corps perdu dans cette aventure, est ce que ce n’est pas simplement pour l’oublier ? Read the rest of this entry »
Parce que j’avais encore des choses à écrire, je continue en solo. Pour ceux qui n’ont pas suivi, on retourne gentiment sur la catégorie Sand et le Mal, et on obtient tous les textes.
On en est toujours au même point. Cette discussion n’a rien changé. Je n’arrive pas à rompre avec lui. Le voir, ça me coupe tous mes moyens, ça m’enlève toutes mes bonnes résolutions. Parce que j’ai conscience que chaque jour de cette relation qui s’ajoute à un autre, ne fait que me plonger un peu plus dans un marasme dont je n’arrive plus à sortir.
Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi j’en suis arrivée là. Bien sûr, je m’ennuyais un peu dans mon couple. Bien sûr, notre vie sexuelle, notre vie tout court n’était plus celle des débuts. Palpitante, sans cesse en mouvement, excitante. Débordante. Mais je croyais que c’était un truc normal, dont je m’accommoderai plus ou moins. Le passage des ans, l’extinction progressive de certains désirs, de certaines projections. Une sorte de polissage des sentiments. Pas une usure, juste quelque chose qui les rendent plus lisses, plus doux. Moins d’aspérités. Moins de souffrance. Mais paradoxalement, c’est cette uniformité qui me fait mal.

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