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Adossée au mur, je regarde par la fenêtre. Ta voiture vient de démarrer. Peut être que tu vas faire demi tour, revenir, passer le reste de la nuit entre mes bras. Mais tu préfères t’en aller. C’est plus facile dis-tu. Après t’être abandonné à moi, avoir consenti au plaisir, t’être rendu, il t’est impossible de te laisser aller suffisamment pour rester au creux de moi. La nuit te chasse.

Je la déteste pour ça. Parce que tu te refuses à moi. Tu m’as dit: profitons de ces instants là. Tu m’as dit: c’est parfait comme ça est. Tu m’as dit: on n’a que du plaisir ensemble, pourquoi vouloir compliquer?
Et pourtant, je suis là, le coeur battant, à espérer comme une idiote que tu changeras d’avis. Que les mots que je sens poindre sur tes lèvres vont enfin franchir le barrage.

Barrage que nous nous sommes imposés depuis le début. Ne pas s’attacher. Ne pas s’attendrir. Ne pas se dire. Rester l’un pour l’autre de parfaits inconnus, même si nos corps se connaissent par coeur, même si je pourrai retracer chaque centimètre de ta peau en fermant les yeux, même si tu as apprivoisé chaque courbe de mon corps, chaque plein, chaque délié, les creux, les ombres. Read the rest of this entry »

La télé, c'est le maaaaal!

La télé, c'est le maaaaal!

Vous savez déjà pas mal de choses de moi, que je suis une fille marrante, intelligente ( non ne me remerciez pas) et aussi très séduisante ( si si, puisque je vous le dit!). Mais vous ne connaissez pas l’entière vérité: j’ai en fait un vice caché, une manie honteuse, dont je me délecte en solitaire, subrepticement….

 

 

Je….. je ne sais pas si je vais arriver à le dire….

Je suis depuis des années une série extraordinaire, merveilleuse et oh combien à suspense, les “Feux de l’amour”.

Oui, je sais, c’est un truc que regardent en général les mamies à cheveux bleus, celles qui ont un caniche assorti. Et bien, moi, fille jeune et tendance, je regarde cette série. Read the rest of this entry »

Les yeux grands ouverts , toutes lumières éteintes. Elle se dit qu’elle n’aurait pas du. Ca fait maintenant six heures et quarante trois minutes qu’elle a reçu son texto. Six mille cent quatre-vingt secondes que son coeur s’est arrêté de battre. Trois seulement. Il signe la fin de l’histoire  avec trois putain de mots. Quelle ironie. Trois mots pour un début, trois mots pour une fin.

C’est si simple. Je t’aime. Je te quitte. Et entre les deux, du temps volé. Des bribes, en pointillé. Un gâchis. Parce qu’elle y croyait vraiment. Elle avait laissé de côté son armure de rejet, de peur de s’engager, elle avait laissé s’effriter le masque. Elle s’était mise à nu pour lui. Ses bras étaient ses seules frontières, ses mots sa seule croyance. Read the rest of this entry »

Twiiiiiiit à St Tropez ou ailleurs)