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Ca commence par un léger trouble. Voile de mousseline qui m’enveloppe. Brume cotonneuse. Puis petit à petit, les sensations se font plus précises. Mon oeil s’aiguise, attentif au moindre détail. Je suis à l’affût. La proie devant moi. Chaleur dedans. Un sourire irépressible s’empare de mes lèvres, dévoile les canines. Une onde électrique court tout le long de mon corps, y allumant une multitudes d’incendies. Ca se propage, de la racine de mes cheveux au bout de mes orteils, le long de ma colonne vertébrale. Séisme qui a pour épicentre mon ventre.

Ta peau est un appel au crime. Une tentation. A laquelle je ne suis pas en mesure de résister. Et je glisse… Read the rest of this entry »

Seule. Toujours. Seule à plusieurs. Seule dans le bruit, malgré le monde qui bouge, les actes posés, toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus fort.

Seule. Le jour. A tenter de faire. D’ être.  A se soûler de mots, de rimes, de vers. A réciter des pensées idiotes, des poèmes inouis, des montagnes de phrases sans queue ni tête.

Seule. La nuit. A attendre. De pouvoir. A se bercer d’illusions. Les rêves qui naissent dans l’obscurité, qu’on voudrait retenir, impalpables. A noircir des pages et des pages. A hurler sur le papier.

Seule. Encore. Par volonté. Pour éviter l’ Autre, les Autres. Pour ne devoir supporter que moi.

Seule. Alors que ça pourrait être si simple. Qu’il aurait suffi que je me rende un peu. Que tu puisses prendre ma main.

Seule. Serrer les poings, et les machoires. Le coeur gonflé de rage. Contre ses propres mensonges, ses lâchetés. Ses faux semblants. Ses petits arrangements avec les sentiments.

Seule. A le savoir.

Seule. Pour ne pas avoir dit.

Seule.

Nos deux corps côte à côte. Hiératiques. De marbre. Si lisses. Doux. Mais insensibles. Nos peaux ne s’emeuvent plus. Trop imprégnées l’une de l’autre, trop attendues. Quand mon regard se pose sur toi, il ne s’attarde plus. Il voit à travers. Vers un ailleurs. Vers d’autres possibles. Et pourtant, il se heurte encore à toi. C’est insoluble.

La peau glacée, les battements sourds qui grondent comme un orage, menaçants. Les yeux écarquillés à l’infini, pour essayer de voir. Essayer d’atteindre. Encore. Le plus jamais. L’irrépressible. Toi. Par dessus tout. Read the rest of this entry »

Adossée au mur, je regarde par la fenêtre. Ta voiture vient de démarrer. Peut être que tu vas faire demi tour, revenir, passer le reste de la nuit entre mes bras. Mais tu préfères t’en aller. C’est plus facile dis-tu. Après t’être abandonné à moi, avoir consenti au plaisir, t’être rendu, il t’est impossible de te laisser aller suffisamment pour rester au creux de moi. La nuit te chasse.

Je la déteste pour ça. Parce que tu te refuses à moi. Tu m’as dit: profitons de ces instants là. Tu m’as dit: c’est parfait comme ça est. Tu m’as dit: on n’a que du plaisir ensemble, pourquoi vouloir compliquer?
Et pourtant, je suis là, le coeur battant, à espérer comme une idiote que tu changeras d’avis. Que les mots que je sens poindre sur tes lèvres vont enfin franchir le barrage.

Barrage que nous nous sommes imposés depuis le début. Ne pas s’attacher. Ne pas s’attendrir. Ne pas se dire. Rester l’un pour l’autre de parfaits inconnus, même si nos corps se connaissent par coeur, même si je pourrai retracer chaque centimètre de ta peau en fermant les yeux, même si tu as apprivoisé chaque courbe de mon corps, chaque plein, chaque délié, les creux, les ombres. Read the rest of this entry »

Un peu de sel sur les lèvres. Tremblées. Et toi, par dessus tout. Toi, ta peau, ton odeur, tes gestes. Mille fois répetés, mais différents. Toujours les mêmes, sans pouvoir être comparables. Parce que ce n’est plus pareil. Au bord , il ne reste que deux possibilités, s’y jetter ou s’enfuir.  Loin de toi. Impossible. La lave dans mon ventre.

Ce désir fou.

N’avoir soif que de ça. Et en avoir la trouille.

S’y résoudre. Abandonner. Capituler. Se rendre. Corps et armes. Parcourir de nouveaux paysages, une nouvelle évidence. Sans plus réfléchir. Ne plus faire appel à l’intellect. Juste écouter nos peaux qui conversent, se répondent, se heurtent, se fondent. Danser au même rythme, nos hanches synchrones. Enfin. Ecouter ton souffle, sentir la brise sur ma nuque. Du bout des doigts, oser toucher. Presqu’imperceptiblement, presque sans le vouloir. Que le moindre contact électrise. Que le moindre mouvement fasse basculer. Un moment, le temps qui n’a plus d’âge. Pas plus que nous. Retrouver l’instinct. Se faire confiance. Ton  doigt sur ma bouche. En silence, juste le langage des corps. Se faire violence pour oser se donner. Complètement. Nue.

Savoir que ce ne sera bientôt plus… Que bientôt, l’illusion prendra fin. Qu’on sera de nouveau seuls, face à nous même. Que les yeux dans le miroir ne seront plus les tiens,mais juste les miens. Seuls.

Et pourtant, s’accrocher, s’arrimer, se pénêtrer. Pour mieux être à l’autre. Parce que c’est au delà de la raison. Parce que c’est ta peau qui m’appele. Tes caresses. Tes mains. Ta voix. Parce que tout me ramène à toi. Même si je me refuse. Même si je triche. Que je maquille. Que je déguise.

Je ne peux plus résister. Toi en moi. Et être submergés. Se noyer. Sublimés par le plaisir à son paroxysme.

 

 

Parce que c’est un grave manquement à ta culture et que je me devais de réparer ça:

Puisque me voilà instituée Maitresse du Q, par remise officielle des clés du Q de Léo, qui préfère conter fleurette en sautillant dans des champs chabadabada, lancers de fleurs tout ça… Il va bien falloir que je m’y colle.

Alors dans l’esprit des “Donner un air cochon à tous les mots qui franchissent vos lèvres #3 ” de ladite nympho, je vais vous faire un petit cours de cuisine. Partez pas en courant, ce ne sera pas du Maité ou du Robuchon, mais plutôt comment être sexy en cuisine et à table.

Première étape: la cuisine proprement dite. D’abord, il faut qu’elle soit impeccable. Rangée, plan de travail nickel ( hum, le plan de travail). Rien qui traine, et qui pourrait vous freiner dans votre progression, ou pire vous blesser.

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Presqu'oscarisés...

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Twiiiiiiit à St Tropez ou ailleurs)

  • oh putain j'ai un twitter.... et une memoire de poisson rouge 2 months ago
  • découragée... fatiguée, incapable de décider.... (oui je sais c'est gai et je vous emmerde) 3 months ago
  • hésite entre mourir déshydratée... ou mourir d'un effort physique trop important (se lever pour aller chercher à boire)... canicule.... 3 months ago
  • matin chagrin... prendre de grandes décisions, s'y tenir, ne rien regretter, épargner l'autre... 3 months ago
  • a de nouvelles shoes... et plein de trucs bizarres en tête 3 months ago